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Bienheureuse Marie-Léonie Paradis
Fondatrice de l'Institut Les Petites Sœurs de la Sainte-Famille


Virginie-Alodie Paradis naît le 12 mai 1840 à L'Acadie, village fusionné aujourd'hui à ville de St-Jean-sur-Richelieu, Québec. Ses parents, Joseph Paradis et Émilie Grégoire ont eu six enfants, dont deux sont morts en bas âge. Élodie (Alodie) est leur troisième enfant et leur seule fille. Elle a trois frères : Joseph-Édouard, Émilien et Vital.

Dès son jeune âge, elle a un grand goût de Dieu et un attrait pour la vie religieuse. Le 27 février 1854 à l'âge de 14 ans, elle entre chez les Marianites de Sainte-Croix où elle désire se consacrer au service des prêtres. Au noviciat, elle reçoit le nom de sœur Marie de Sainte-Léonie et après sa profession, le 22 août 1857, elle est dirigée vers l'enseignement. Son attrait pour le service des prêtres est très fort mais ce n'est qu'en 1874 qu'elle réalisera ce rêve.


Elle est envoyée à Memramcook, Nouveau-Brunswick, comme supérieure des sœurs et assurer la gérance des services ménagers du Collège Saint-Joseph dirigé par le Père Camille Lefebvre, Père de Ste-Croix et co-paroissien. Après son arrivée, plusieurs jeunes acadiennes se présentent pour devenir religieuses. Elles sont pauvres et la plupart ne parlent pas l'anglais, et sœur Marie de Sainte-Léonie doit les envoyer en Indiana, aux États-Unis, faire leur noviciat. Elle demande donc d'en ouvrir un noviciat francophone en Acadie mais cette requête lui est refusée. Les jeunes acadiennes sont nombreuses à s'engager et après un peu de formation elles sont envoyées dans différents collèges. L'Institut des Petites Sœurs de la Sainte-Famille est reconnu officiellement le 31 mai 1880.

L'évêque de Saint-Jean, Nouveau-Brunswick, ne les acceptant pas dans son diocèse, par crainte d'avoir à sa charge les sœurs, c'est l'exil vers Sherbrooke en 1895 où Mgr Paul LaRocque, les accueille chaleureusement dans son diocèse. Étant toujours religieuse de Ste-Croix, Mère Marie-Léonie a été fortement conseillée de devenir Petite-Sœur de la Sainte-Famille. Donc en 1905, elle demande à Rome d'être relevée de ses engagements envers sa communauté d'origine. Elle est demeurée fondatrice et supérieure générale jusqu'à son décès subit le 3 mai 1912, à l'âge de 72 ans.


En 1984, lors du voyage du Pape Jean-Paul II au Canada, Mère Marie-Léonie Paradis est béatifiée au parc Jarry à Montréal.

En 2012, pour commémorer le centenaire de son décès, Monsieur Marius Dubois, artiste-peintre de l'Académie Royale du Canada, à la demande de l'Institut peint un tableau représentant Bienheureuse Marie-Léonie dans une attitude d'humilité, à genoux face au Christ en croix. Femme de grande foi, elle voit en lui, le grand prêtre suprême qu'elle veut servir et revêtir du plus beau vêtement à la fois sacerdotal et royal car le Christ est Prêtre et Roi. Les fleurs qui jonchent le sol symbolisent son amour de la nature.


De jeunes religieuses l'accompagnent puisqu'elle n'a jamais travaillé seule et a déployé toutes ses énergies à fonder un Institut, pour accorder à celles-ci la possibilité de se donner à Dieu. Piété et dévouement est leur devise.

Dans le coin droit du tableau, la petite église de L'Acadie est représentée là où a commencé son expérience spirituelle.