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AMI(E)S DE MÈRE MARIE-LÉONIE Avril 2018


Parabole de l’enfant prodigue Avril 2018
Lc 15, 11-32
Un homme avait deux fils. Le plus jeune dit à son père : «Père, donne-moi la part de fortune qui me revient.» Et le père leur partagea son bien. Peu de jours après, le plus jeune fils, rassemblant tout son avoir, partit pour un pays lointain et y dissipa son bien dans une vie de prodigue. Quand il eut tout dépensé, une grande famine survint en ce pays et il commença à sentir la privation. Il alla se mettre au service d’un des habitants de la contrée, qui l’envoya dans ses champs garder les cochons. Il aurait bien voulu se remplir le ventre des caroubes que mangeaient les cochons, mais personne ne lui en donnait. Rentrant alors en lui-même, il se dit : «Combien de journaliers de mon père ont du pain en abondance, et moi je suis ici à mourir de faim! Je veux partir, retourner vers mon père et lui dire : Père, j’ai péché contre le Ciel et contre toi; je ne mérite plus d’être appelé ton fils, traite-moi comme l’un des journaliers.» Il partit donc et s’en retourna vers son père. Comme il était encore loin, son père l’aperçut et fut touché de compassion; il courut de jeter à son coup et l’embrassa longuement. Le fils alors lui dit : «Père, j’ai péché contre le Ciel et contre toi, je ne mérite plus d’être appelé ton fils.» Mais le père dit à ses serviteurs: «Vite! apportez la plus belle robe et l’en revêtez, mettez-lui un anneau au doigt et des chaussures au pied. Amenez le veau gras, tuez-le, mangeons et festoyons, car mon fils que voilà était mort et il est revenu à la vie; il était perdu et il est retrouvé!» Et ils se mirent à festoyer. Son fils aîné était aux champs. Quand, à son retour, il fut près de la maison, il entendit de la musique et des danses. Appelant un des serviteurs, il lui demanda ce que cela signifiait. Celui-ci lui dit : «C’est ton frère qui est de retour, et ton père a tué le veau gras, parce qu’il l’a retrouvé en bonne santé.» Il se mit alors en colère et refusa d’entrer. Son père sortit l’en prier. Mais il répondit à son père : «Voici tant d’années que je te sers, sans jamais avoir transgressé un seul de tes ordres, et jamais tu ne m’as donné un chevreau, à moi, pour festoyer avec mes amis; et puis ton fils que voilà revient-il, après avoir dévoré ton bien avec les femmes, tu fais tuer pour lui le veau gras!» Mais le père lui dit : «Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi. Mais il fallait bien festoyer et se réjouir, puisque ton frère que voilà était mort et il est revenu à la vie; il était perdu et il est retrouvé.»

Réflexion :
Cette parabole nous fait découvrir l’amour inconditionnel de Dieu. Nous sommes ses enfants pour toujours et son cœur de Père veut continuellement notre bonheur. Ce ne sont pas nos péchés et nos limites qui diminuent son amour. Pouvons-nous avoir assez confiance en son amour pour nous jeter dans ses bras de Père qui est plein de tendresse et de miséricorde? Est-ce que je suis prêt à me laisser aimer par Dieu tel que je suis?

Une Mère toute de cœur Pages 340-341-343

Sœur Léonie retourna à nouveau à New-York et rencontra une deuxième fois son ex-Supérieure. Pour elle, c’était une question de charité. Elle voyait une âme en grave danger de se perdre et elle sentait l’appel à tout faire pour la sauver! Cette fois-ci la démarche réussit. Sœur Léonie n’allait certainement pas se satisfaire de ce premier succès! Connaissant bien son ancienne compagne et sûre de sa vocation religieuse, elle entreprit alors de la faire réaccepter dans un couvent! Mais pour cela, il fallait lui ouvrir des portes, et convaincre des Supérieurs certainement remplis de préjugés contre la rebelle… La fidèle amitié de Sœur Léonie pour son ancienne supérieure gagna finalement la guerre. Pauline Rajot redevint, en 1876, religieuse chez les Sœurs de Sainte-Croix de l’Indiana, et vint même finir ses jours à Memramcook avec Sœur Léonie, sa plus fidèle et plus intime amie!


Ce ne fut pas toujours facile avec elle, à Memramcook. Habituée comme elle l’était à jouer toujours les «premiers violons», et avec le caractère vif et entier qui était le sien, on est peu surpris d’apprendre qu’à deux reprises, en 1880 et en 1881, elle ait voulu prendre la place de Mère Léonie, jugeant que cette dernière n’était pas à la hauteur de la tâche qui lui était confiée. Mère Léonie eut pitié de Sœur Marie-de-la-Rédemption et accepta de lui laisser son poste. Elle écrit au Père Sorin : Vous connaissez, tout comme moi, la Mère Rédemption; la faire partir après un mois de séjour à Memramcook et la faire partir par la force, c’est la tuer…elle sera malheureuse si elle n’a pas un emploi conforme à ses attraits…Loin d’avoir objection, pour ma part, à ce qu’elle soit directrice, j’en serais très heureuse…elle me veut pour son Assistante. Le père Sorin ne donna jamais suite à cette demande.

Est-ce que j’ai expérimenté cet amour inconditionnel de Dieu? Dans quelles circonstances?
Ayant vécu cet amour avec Dieu, est-ce que j’ai pu le vivre envers des personnes qui m’ont blessé?


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